UPCI, Maître Soro à propos de 2020 «ce régime-là va partir et sera remplacé par un autre et il n’y aura rien»

(UPCI) Maître Brahima Soro  ne doute pas du départ du régime Ouattara en 2020.

Il a partagé ce jour ses impressions avec la presse au cours d’une rencontre à Cocody.

Maître Soro a également affirmé qu’il n’y aura rien en Côte d’Ivoire emboîtant le pas au chef de l’Etat ivoirien qui rassurait ses concitoyens à l’occasion d’une cérémonie de présentation de vœux en début du mois.

«Effectivement, il n’y aura rien, car ce régime-là va partir et sera remplacé par un autre et il n’y aura rien. La peur a changé de camp. C’est pourquoi ils tiennent des discours musclés pour s’encourager et rassurer le peu de militants qui leur reste,» a déclaré, le Président de l’UPCI.

L’UPCI aurait été écartée du dialogue politique sur la réforme de la Commission électorale indépendante ( CEI ).

Son Président est convaincu que ce dialogue politique accouchera d’une souris, puisque les dés des élections de 2020 sont déjà pipés.

«A quoi ça sert de parler de réforme de la CEI quand on connait déjà les résultats de 2020. A entendre les propos du genre : « 2020, c’est déjà géré. C’est déjà bouclé ». À la vérité, il faut une réforme totale du code électoral en plus de la réforme de la CEI voulue par tous,» s’est-il justifié.

L’avocat n’encourage pas par ailleurs une candidature de Ouattara à l’élection présidentielle de 2020, car selon lui, elle serait une très grave erreur s’il s’entêtait.

Après plusieurs mois de silence volontaire, le Président de l’UPCI s’est prononcé au cours de cette rencontre du jour sur l’acquittement de l’ancien Président ivoirien, Laurent Gbagbo et son ministre de la jeunesse, Blé Goudé.

«Nous suivons avec beaucoup d’étonnement, ce qui se passe à la CPI. Si nous étions en Côte d’Ivoire, ce serait impossible de détenir une personne qui a été acquittée. On ne peut pas acquitter une personne et la maintenir encore en détention. Mais, le système judiciaire de la CPI n’est pas semblable au nôtre, » a expliqué l’avocat.

Néanmoins, pour la réconciliation, il estime que la Côte d’Ivoire a besoin du retour de tous ses enfants exilés ou en prison.

«Lorsque l’acquittement a été prononcé, nous nous en sommes réjouis. Car cela met un terme à tout le contentieux de 2010. Il est important que tous les acteurs se donnent la main et construisent un nouveau pacte social avec le peuple. Les victimes des différentes crises n’ont pas d’ethnie ou de coloration politique,» a ajouté Maître Soro.

Alors que l’UPCI n’est plus membre de la coalition RHDP, son Président prend le pari que le parti unifié Rhdp annoncé ne verra pas le jour, le 26 janvier 2019.

«Personne n’est en mesure de vous dire si le 26 janvier, il y aura parti unifié ou pas. Or, c’était l’idée de création d’un parti unifié qui a été vendue aux Ivoiriens. Tout indique qu’on va vers la création d’une organisation hybride parce que personne n’a envie de disparaître or tout le monde veut l’unification. Je suis prêt à prendre le pari qu’on aura une organisation hybride après le 26 janvier pour satisfaire tout le monde,» a mentionné, Me Soro Brahima, qui a dans la foulée soutenu que la délégation spéciale à la mairie du Plateau est « hors-la-loi »

Il a enfin avoué qu’il soutenait l’idée de laplateforme Rechercher plateforme lancée par le président Henri Konan Bédié.

Wassimagnon