Présidentielle 2020/ Bédié candidat PDCI-RDA : « C’est peut-être oui, peut-être non »

Pour de nombreux observateurs politiques ivoiriens, cela est une éventualité certaine. Henri Konan Bédié pourrait bien être le candidat du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) lors de la Présidentielle de 2020. Quant au concerné, il n’écarte pas cette idée, mais refuse de se prononcer pour l’instant. Selon le président du PDCI-RDA, lui-même : « c’est peut-être oui, peut-être non ».

 

Le lundi 7 janvier, dernier, Henri Konan Bédié accordait une interview à nos confrères de l’Agence France presse (AFP) et de Radio France internationale (RFI) depuis sa résidence privée de Daoukro. A cette occasion, il lui a été demandé s’il comptait se présenter à la Présidentielle de 2020. Une question à laquelle le président du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) n’a pas voulu répondre concrètement. Seulement, Bédié avoue ne pas écarter l’idée d’être candidat.

« Je ne me prononce pas pour le moment. C’est peut-être oui, peut-être non », a déclaré Henri Konan Bédié. Il s’est également exprimé sur son éventuelle alliance avec Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale et la future plateforme politique de l’opposition. Néanmoins Bédié ne cache pas son désir de se rapprocher au Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-chef d’Etat, Laurent Gbagbo en vue de battre le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti unifié), lors de la Présidentielle de 2020.

« Ce n’est pas exclu. (Une alliance) Bédié-Soro, Bédié-un autre, ce n’est pas exclu. C’est ensemble que nous serons la grande armada invincible, la grande opposition au RHDP, qui pourrait ravir tous les suffrages en 2020. C’est nécessaire pour la démocratie et le développement durable en Côte d’Ivoire », a déclaré Bédié.

Par ailleurs, le président du PDCI-RDA a lancé un appel au chef de l’Etat, Alassane Ouattara, pour  faire cesser  des pratiques immorales et illégales, évoquant la  corruption des mœurs politiques, le recrutement forcé de fonctionnaires et agents de l’État pour faire partie du RHDP et les limogeages intempestifs. Selon lui, par expérience de gérance des affaires publiques, tout cela pourrait provoquer un chaos qui pourra être un chaos généralisé.