Mamadou Traoré, proche de Soro auditionné à la préfecture de police «on m’a convoqué pour m’entendre sur des on dit, il paraît que»

Convoqué depuis quelques jours pour des propos qu’il aurait tenus, Mamadou Traoré, l’un des proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro  a été auditionné pendant 6 heures à la préfecture de police d’Abidjan.

Accompagné par son avocat, Mamadou Traoré a été auditionné hier lundi 14 avril par le commissaire Begromissa Alain et ses collaborateurs de 9h30 à 15h20.

L’un des points de la convocation  du proche du président du comité politique est lié à la déclaration faite par Guillaume Soro quant aux personnes actuellement proches du chef de l’Etat et qui émargeaient à la primature quand l’ancien président de l’Assemblée nationale était premier ministre.

« On m’informe que suite à ma convocation, j’aurais publié sur internet  qu’on m’a convoqué parce que, suite à la démission de Guillaume Soro  de l’AN, je m’apprêterais à aller à la primature pour dire le nom de tous ceux qui émargeaient dans cette institution lorsque Guillaume Soro  était Premier Ministre », précise Mamadou Traoré.

Déplorant le fait que les motifs de sa convocation  ne lui avaient pas été signifiés avant son audition, Mamadou Traoré affirme dans une note publiée sur internet dont KOACI dispose d’une copie qu’il a été entendu sur la base des « on dit, il parait que ».

« Je tiens à dire qu’avant mon audition de ce Lundi, malgré l’insistance de mes avocats, ils n’ont pas pu obtenir les raisons de ma convocation.
C’est ce Lundi que ces raisons m’ont été données. On m’a convoqué pour m’entendre sur des propos que j’aurais tenus avec certains membres de mon entourage qu’ils n’ont pas cité. On m’a convoqué pour m’entendre sur des « on dit « , Il paraît que ». Et à travers ces propos qu’on m’attribue sur la base des « on dit « , de la rumeur, on semble m’accuser des cinq faits suivants à coloration politique qui ont été mentionnés dans le PV de mon audition. (Trouble à l’ordre public. Offense au Chef de l’État. Atteinte à la sûreté de l’État. Incitation à la violence. Divulgation de secret professionnel) », a-t-il laissé entendre.

Ne se reconnaissant pas dans les accusations portées contre lui, Mamadou Traoré affirme que toutes les questions qui lui ont été posées sont sans fondement scientifiques et matériels. Le proche de Guillaume Soro  soutient que les propos qu’on lui attribue ont pour fondement des rumeurs de soi-disant entourage.

« Après mon audition, dans ma déclaration finale que j’ai exigée, j’ai affirmé que toutes les questions qu’on m’a posées sont sans fondements scientifiques et matériels. Elles ne reposent sur aucune réalité. Je ne me reconnais donc pas dans ces propos qu’on m’attribue. Ce sont des propos inventés pour m’accabler.
Ces propos qu’on m’attribue, ont pour fondement des rumeurs de soi -disant entourage.
J’ai donc dit que je considère, à travers ces questions, que je suis en droit de penser qu’on veut me diffamer, me dénigrer , attenter à mon honorabilité et chercher à me créer des problèmes.
Toutes les questions qu’on m’a posées relèvent d’opinions que j’aurais émises auprès de certains membres de mon entourage.
Je ne suis donc pas loin d’être poursuivi pour délit d’opinion alors que la constitution  protège la liberté d’expression et d’opinion », conclut Mamadou Traoré.

Jean Chrésus