Le procureur ordonne son arrestation/ Lobognon : «Je n’ai pas peur»

Le procureur de la République a ordonné l’arrestation d’Alain Lobognon ce vendredi 11 janvier 2019 pour divulgation de fausses nouvelles dans l’affaire Jacques Ehouo. Pour sa part, l’ancien ministre des Sports entend ne point se dérober face aux accusations d’Adou Richard.

C’est au cours d’une conférence de presse ce vendredi 11 janvier qu’Adou Richard a ordonné l’arrestation d’Alain Lobognon. Le procureur de la République estime que dans l’affaire Jacques Ehouo, l’ex ministre a divulgué une fausse nouvelle. Selon l’homme de lois, «cette fausse nouvelle abondamment reprise par les internautes et plusieurs organes de presse, à crée l’émoi et engendré des manifestations, des sit-in et autres appellent à la violence heureusement jugulé par les forces de l’ordre déployés dans les artères de la ville d’Abidjan principalement devant le Palais de justice».

Et le procureur d’ajouter : «j’ai donc instruit la section recherche de la gendarmerie nationale à l’effet de rechercher l’intéressé, de l’appréhender et de le conduire devant mon parquet pour être poursuivi selon la procédure de flagrant délit des faits de divulgation de nouvelles fausses et d’incitation à la violence, faits prévus et punis par les articles 173, 174,175,178 alinéa 2 du code pénal».

Alain Lobognon n’a pas mis de temps pour réagir suite à la sortie du procureur de la République. Le député de Fresco a affirmé qu’il ne se dérobera point face à ces accusations. «J’ai suivi M. Adou. Je ne me déroberai point à une quelconque procédure. C’est pourquoi, je me présenterai devant la Brigade de Gendarmerie pour prouver que je ne suis nullement responsable des faits qui me sont reprochés. Il s’agit de faire respecter la Constitution», a publié ce proche de Guillaume Soro sur son compte Twitter.

L’ancien maire a conclu en ces termes : «Je l’avais déjà dit. Nous sommes tous des prisonniers en sursis. Le procureur de la République vient de me donner raison. J’irai sans contraintes. Les Ivoiriens doivent savoir que la défense de libertés citoyennes est un combat continu que j’ai débuté en 1994. Je n’ai pas peur.»