Vent de révolte contre les nouvelles taxes sur le tabac et les boissons

L’année fiscale 2018 est dénoncée par des opérateurs  économiques comme constaté depuis plus d’une semaine par KOACI.

Selon nos informations, ladite annexe comporte 42 dispositions dont 36 articles à impact significatif sur l’économie.

De nouveaux taux de droit d’accise sont prévus sur , le tabac  38%, le vin ordinaire 25 à 35%, les vins mousseux 30 à 40%, les bières 15 à 25%, les boissons  alcoolisées 35 à 40%.
Ainsi que les produits tels que, les marbres, les véhicules de tourisme dont la puissance est supérieure ou égale à 13 chevaux, les produits de beauté et cosmétiques dont les maquillages, les parfums, les produits d’extension ou de rajout de cheveux, les mèches… Le taux des droits d’accise est fixé à 10% du prix de vente sortie usine à l’exclusion de la taxe sur la valeur ajoutée.

Elle institue la taxe sur les transferts d’argent est applicable à tous les transferts d’argent réalisés par les opérateurs  de téléphonie mobile et par les fournisseurs locaux de réseaux de transfert de fonds ou leurs intermédiaires, au taux de 0,5%. L’annexe fiscale 2018 prévoit un aménagement de l’Impôt Minimum Forfaitaire (IMF).

Contrairement à celle de 2013 qui a relevé le minimum de perception de 2 millions à 3 millions de F CFA et le maximum de perception de 30 millions à 35 millions, celle de 2018 fixe désormais un taux unique de 1% pour tous les contribuables .

En outre le minimum de perception est désormais fixé à 5 millions de F CFA et le maximum à 50 millions de F CFA pour toutes les entreprises à l’exception des stations-services et des distributeurs de gaz butane. Cette mesure, note-t-on va à l’encontre de la recommandation de la Commission de la réforme fiscale.

Cette annexe fiscale  2018 institue un prélèvement de 7,5% applicable aux gains supérieurs ou égaux à 1 million de F CFA provenant des jeux de hasard autres que ceux issus des jeux de machine à sous, apprend-on également.

L’ensemble des acteurs concernés joints par KOACI dénoncent, en silence et sous couvert d’anonymat de crainte de représailles, une manœuvre de hausse d’impôt déguisée visant simplement à alourdir la fiscalité de leurs activités et pénaliser leur compétitivité voire l’impact sur le cout de la vie au pays.

Donatien Kautcha, Abidjan