Université d’Abidjan: « Tant qu’il sera un président voyou, nous serons des terroristes » (CNEC)

Le secrétaire général et porte-parole de la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC, principal syndicat des enseignants du supérieur), Johnson Kouassi a indiqué vendredi « que la hache de guerre a été déterré » par le président « voyou » de l’université Félix Houphouët-Boigny, Abou Karamoko pour qui ils seront « des terroristes », face à des journalistes à Abidjan.

« Nous sommes déterminés. Tant qu’il sera un président voyou, nous serons des terroristes. C’est nous qui avons le match en main. L’université, c’est chez nous. Eux, ils sont nommés. Nous, nous on y fait 20, 30 voire 40 ans. Ils ne peuvent pas venir jouer sur notre plate-bande et s’en aller« , a-t-il déclaré.

Selon Johnson Kouassi, le président de l’université Félix Houphouët-Boigny « n’est pas à la hauteur« , lui traite la CNEC « d’achetée et de vendue« , appelant les étudiants à les « bastonner » alors que « quatre jours » après sa prise de fonctions en juillet 2016, il leur affirmait que leurs « problèmes » étaient ses problèmes et qu’ils n’avaient pas besoin de rendez-vous pour le rencontrer.

Le retour au décret de 1967, l’habilitation et la traduction en conseil de discipline de certains enseignants du BEN de la CNEC sont égalent des griefs relevés contre le président le l’université d’Abidjan.

Deux ans après, pour la CNEC, comme Abou Karamoko les « combat maintenant en prenant des lois arbitraires au détriment de l’Etat et des étudiants, il est leur ennemi à l’instant T. A la guerre comme à la guerreplus de chance pour lui et qu’il considère des lors qu’ils sont « des ennemis« .

Pour M. Kouassi, le président de l’université Félix Houphouët-Boigny est dans des provocations et des violences envers les enseignants car « les heures complémentaires (HC) de l’année 2016-2017 n’ont pas été payées intégralement conforment au bréviaire, les règles qui déterminent le mode de paiement des HC ».

De plus, les clauses de la réunion tripartite entre l’intersyndicale, la conférence des doyens d’UFR et la présidence de l’université à la demande de M. Karamoko suite à la grève du 17 septembre au 18 octobre de la CNEC « ne sont pas jusqu’aujourd’hui respectées » par le président de l’université.

Grève à l’issue de laquelle Abou Karamoko « bloque le salaire de tous les enseignants du bureau sous scellés et demande aux enseignants d’émarger pour justifier leurs présences ».

« Comme je suis membre du conseil d’université, à partir d’aujourd’hui, je rends ma démission parce que j’ai le sens de l’honneur et des responsabilités. Je ne peux pas venir et des vieilles personnes comme ça sont en train de jouer avec la vie, l’avenir des étudiants et d’enseignants. Moi, il me doit deux millions FCFA d’heure complémentaire.  Il va le payer avant de partir. Il faut qu’il paye et il va payer avant de partir. C’est le moment de partir. Un vieillard comme lui ne doit pas mentir publiquement (…), il est malhonnête. Nous sommes sur un chemin de non-retour. Ouattara va décider de faire un choix entre le président caduque qu’il est pour qu’il y ait la paix dans cette université », a-t-il ajouté.

L’université d’Abidjan, depuis l’arrivée de M. Kamoko a disparu des radars des 200 premières africaines. Elle n’a pas d’internet, depuis 2011. Des salles dont les amphis de droits, le bâtiment C entre autres manques de tables-bancs, selon la CNEC.

A noter que des filières en SHS sont encore à la première session pour l’année 2017-2018 font cours à l’Inept pour près de 89 enseignants  et environ 14 mille étudiants que compte la faculté.