Transport aérien : Amadou Koné dément la rumeur de privatisation de Air Côte d’Ivoire et rassure le personnel

Le ministre des Transports, Amadou Koné, a apporté un démenti à la rumeur de privatisation de la compagnie nationale, Air Côte d’Ivoire.

« La compagnie nationale Air Côte d’Ivoire, avec 780 652 passagers en 2018 (contre 717 673 en 2016), est passée première compagnie de la zone Cedeao-Cemac avec environ 54% de part de marché. Afin de permettre le développement de la compagnie nationale, des négociations sont en cours, pour l’augmentation de son capital avec un apport additionnel de plus de 38 milliards de Fcfa », a informé le ministre des Transports, Amadou Koné. C’était à l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux qui a eu lieu ce mercredi 16 janvier 2019, à la Caistab à Abidjan-Plateau. Apportant un démenti à la rumeur de privatisation de ladite compagnie, le ministre a mentionné que, « bien que jeune et soumise aux balbutiements des nouvelles créations, Air Côte d’Ivoire se porte bien. Le Gouvernement envisage de contribuer fortement à son renforcement pour lui permette d’être encore plus performante », a-t-il informé. Il a souligné que Air Côte d’Ivoire assure aujourd’hui 23 liaisons aériennes en Afrique de l’Ouest et du Centre et 124 vols par semaine et qu’elle entend intensifier la collaboration avec d’autres compagnies dans la sous-région, ouvrir de nouvelles lignes, en dehors du Continent.

Amadou Koné a insisté sur le fait que la compagnie aérienne connaît, certes, un recul cette année, mais qui n’est pas un recul important. « Je voudrais rassurer le personnel de Air Côte d’Ivoire, rassurer le Conseil d’administration et la direction que le gouvernement mettra tout à disposition pour que cette compagnie qui est une fierté pour nous tous continue de travailler, de voler en toute sérénité et en toute tranquillité. Beaucoup de choses sont dites et écrites dans les journaux. Soyez rassurés qu’il n’est pas question pour l’instant d’une privatisation de Air Côte d’Ivoire », a rassuré le ministre.

Il a souligné qu’il s’agit d’une compagnie qui est neuve et qui a des difficultés de début comme dans toutes les compagnies aériennes. « Elle est confrontée cette année, comme toutes les compagnies aériennes au monde, à un certain nombre de difficultés liées notamment à la flambée des cours du pétrole sur le marché, ce qui a entraîné une baisse globale au niveau mondial de 10 % du trafic aérien », a-t-il dit.

 

Irène BATH