Querelles interarmées entre militaires et CCDO à Bouaké : Voici les vraies raisons

Des tirs nourris ont retenti à nouveau, dans le ciel de Bouaké ce mardi 9 janvier en fin de journée. À l’origine des faits, un contentieux entre les militaires des différents corps d’armées de la ville et les membres du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) qui aurait dégénéré. Vu ne niveau élevé des tensions entre ces deux frères d’armes, l’on ne peut que chercher les causes réelles des dangereuses querelles interarmées. Selon certaines sources, ce serait un conflit qui opposerait un lieutenant du CCDO et des militaires, d’autres évoquent des volontés réciproques de s’espionner et de se nuire.

Ces tirs ont commencé à s’intensifier en fin de journée, dans le quartier de Sokoura (nord de Bouaké), pendant que d’autres tirs ont été signalés par des témoins dans le quartier d’Air France 3, près du centre-ville. C’était la panique à bord. Les habitants couraient dans la ville pour regagner leur domicile. Selon certains témoignages, ces tirs, en l’air pour l’essentiel, avaient déjà commencé dans le milieu de la journée et se sont intensifiés vers 18h30. C’est un contentieux entre militaires et forces de l’ordre CCDO qui aurait dégénéré.

Depuis la reprise de ces dangereuses querelles interarmées entre militaires et éléments du CCDO à Bouaké, plusieurs questions trottinent dans l’esprit des ivoiriens : Comment est-ce possible qu’un tel conflit entre frères d’armes puisse dégénérer de la sorte et ce, en moins d’une semaine ? Quelles sont les raisons qui ont mené militaires et CCDO à s’empoigner ? Car la population de la deuxième plus grande ville de Côte d’Ivoire est plongés dans la psychose, l’inquiétude, l’angoisse et la peur.

Les causes de ce conflit sont interprétées de plusieurs manières par les habitants de Bouaké. Certains avancent des querelles personnelles qui opposent un lieutenant du CCDO et des militaires, d’autres évoquent des volontés réciproques de s’espionner et de se nuire. Une chose est sure, des militaires du 3ème Bataillon d’infanterie de Bouaké ont déclaré qu’ils n’apprécient pas les agissements du Lieutenant Traoré Amoudé. Cet officier de l’Armée désormais un élément du CCDO et qui avait assuré la sécurité de la ville de Bouaké au moment de la crise postélectorale.

Le calme semble être revenu dans la ville. Pour rappel, ces mêmes tirs avaient déjà été entendus dans la nuit de dimanche à lundi, samedi et surtout dans la nuit de jeudi à vendredi lorsqu’un soldat a été tué et un blessé au cours d’échanges de tirs entre des forces de défense et de sécurité. Il s’agissait de « différends personnels » entre membres de corps différents, selon une source militaire. Le ministère de la Défense a annoncé avoir ouvert une enquête sur l’affaire.