Procès du putsch manqué du Burkina : Le juge rejette la requête pour la comparution de Soro, Ouattara,…., la Défense menace

Le juge a tranché sur la comparution réclamée de Guillaume Soro et 5 chefs d’Etat dans le procès du putsch manqué du Burkina

 Le juge en charge du procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso a rejeté, ce vendredi 30 mars 2018, la requête de la Défense demandant que soient convoqués à la barre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro et cinq autres chefs d’Etat dont le président ivoirien, Alassane Ouattara. Le magistrat a pris cette décision pour « non notification » aux concernés exigés par les avocats des deux principaux co-accusés, les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé.

Cette décision du juge a suscité une vive réaction de ces avocats qui ont brandi la menace de ne pas participer aux débats de fond sans la présence de ces personnalités présentées comme de « grands témoins ». En face, la partie civile dénonce un chantage et hausse le ton sur la question. « Ce chantage ne passera pas », a réagi l’Accusation.

Faut-il le rappeler, les avocats des mis en cause, les Généraux Gilbert DIendéré et Djibril Bassolé, avaient exigé qu’ils soient appelés à la barre, les présidents ivoiriens, Alassane Ouattara, Sénégalais, Macky Sall, l’ex-président béninois, Thomas Boni Yayi, l’ex-chef de la Transition du Burkina devenu premier ministre, Isaac Yacouba Zida, et l’actuel président de la République, Roch Marc Kaboré. La comparution de ces chefs d’Etat a été requise par la Défense, en plus de celle de Guillaume Soro, cité dans les affaires d’écoutes téléphonique portant sur le même dossier.

F.D.B

Infos : Traoré Tié, Envoyé spécial à Ouagadougou