Poursuivie par la CPI : Simone Gbagbo « contre-attaque »

Après sa libération et amnistiée par la justice ivoirienne, Simone Gbagbo reste dans les petits papiers de la Cour pénale Internationale (CPI). Si cette juridiction espère toujours juger l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire pour Crimes contre l’Humanité, la native de Moossou ne compte pas rester les bras croisés. L’épouse de Laurent Gbagbo a décidé de contre-attaquer. Elle va engager une procédure en annulation devant la CPI.

Simone Gbagbo ne compte pas aller à la Cour pénale internationale (CPI). Libérée le mercredi 8 août dernier à Abidjan, l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire reste sur le coup d’une poursuite par la CPI pour crimes contre l’Humanité. Seulement, celle que l’on surnomme la dame de fer a décidé de contre-attaquer. Elle va engager une procédure en annulation devant la juridiction de La Haye.

« Le mandat d’arrêt contre Mme Gbagbo est toujours en vigueur. Mme Gbagbo doit être arrêtée sur la base de ce mandat et transférée à la CPI pour y être poursuivie. Toute amnistie qui pourrait avoir été accordée n’a aucun impact sur les procédures devant la CPI », a souligné la CPI dans un communiqué. Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir les avocats de la défense de Simone Gbagbo.

Ces derniers ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils vont contre-attaquer la poursuite de la CPI contre leur cliente. « En septembre, l’équipe de défense de Simone Gbagbo engagera à la CPI une procédure pour annuler les poursuites contre elle », a déclaré Me Rodrigue Dadjé, son avocat.