Plusieurs éléments de la garde rapprochée de Soro retirés, des précisions sur sa démission annoncée

Guillaume Kigbafori Soro ne finit pas de faire l’actualité. Après ses visites fraternelles et de « solidarité », dimanche 13 janvier 2019, aux députés Jacques Ehouo et Alain Lobognon, poursuivi par la justice, le président de l’Assemblée nationale était, lundi 14 janvier, au cœur d’une double actualité.

D’un côté, Jeune Afrique, dans sa livraison hebdomadaire, annonçait que fin décembre 2018, onze membres de sa garde rapprochée ont été envoyés en formation sans être remplacés ; de l’autre côté, la Lettre du Continent croyait savoir que le député de Ferké a signifié, oralement, à Alassane Ouattara, sa démission du perchoir, lors de leur entrevue du samedi 5 janvier 2019. L’inter a vérifié ces informations auprès de l’entourage du principal intéressé, Guillaume Soro.

« Effectivement, des membres de sa garde rapprochée ont été rappelés », a concédé Moussa Touré, journaliste et conseiller en communication du président de l’Assemblée nationale. M. Touré n’a pas avancé de chiffre. Il a, toutefois, noté que « depuis 2014, on a assisté à une réduction progressive des éléments de la garde rapprochée » de l’ancien Premier ministre. Moussa Touré s’est gardé de quelques « commentaires » ou « conclusions ».

Sur la supposée démission remise « oralement » au président de la République, Alassane Ouattara, le conseiller en communication de Guillaume Soro s’est montré « fort surpris » du…scoop de Lc. Il a rappelé la séparation des pouvoirs et a relevé que si M. Soro, « président de l’Assemblée nationale devait remettre sa démission, ce ne serait pas au président de la République Alassane Ouattara. Mais plutôt au collège de députés l’ayant élu ».

Nonobstant les précisions de Moussa Touré, la démission de Guillaume Soro de la présidence de l’Assemblée nationale demeurait une « hypothèse très sérieuse » auprès de plusieurs sources. Une d’entre elles n’excluait pas une « accélération » des événements après la création, le week-end dernier, à Grand-Bassam, d’un groupe parlementaire Rhdp. Guillaume Soro est notoirement connu pour être peu favorable à un parti unifié Rhdp sans le Pdci de Henri Konan Bédié. Il s’est, d’ailleurs, montré distant des préparatifs du congrès du parti unifié, prévu le 26 janvier prochain. Au sein du Rdr, parti d’origine de M. Soro, certains pontes, comme Adama Bictogo, appellent clairement à sa démission en cas de refus du Rhdp. Un membre de l’entourage du député de Ferké assure, toutefois, que si le Pan arrivait à démissionner, ce ne serait pas en raison de « pressions » mais plutôt un « choix délibéré » et un « refus de cautionner » certaines « situations » dans la gestion des affaires.

 

Kisselminan COULIBALY