Par faute de dortoirs, les étudiants trouvent refuge dans les amphithéâtres des universités

Les amphithéâtres de l’université Félix Houphouët Boigny (FHB) de Cocody (commune résidentielle) ne servent plus seulement à faire les cours. Ils sont devenus de véritables dortoirs pour des étudiants, comme constaté par KOACI.

Des étudiants ne savants pas où dormir compte tenu du nombre restreint des chambres sur les cités universitaires préfèrent dormir dans les amphithéâtres pour ne pas rater les cours. C’est le cas de l’amphi 6 de médecine  et l’amphi Niangoran Bouah de l’université FHB  de Cocody où dorment des étudiants chaque soir.

« Il y a deux ans que ce périple dure. Les étudiants sont obligés de dormir dans les amphis pour ne pas rater les cours et surtout reprendre leurs années. Allez-y dans la majorité des amphis vous verrez de quoi je parle. Certains étudiants y ont érigé de véritables dortoirs », explique Sarah Kouamé, étudiante à l’université FHB  de Cocody.

L’université FHB  de Cocody ne semble pas être le seul cas, celui de Nangui Abrogoua d’Abobo (commune populaire) ne déroge pas à la règle où les étudiants y vivent aussi le pire cauchemar.

« La majeur partie des étudiants connaissent les réalités des amphithéâtres chaque soir… Tous les amphis qu’on ne ferme pas à clef au campus servent de dortoir, Le cas de Cocody est même une goutte d’eau. Allez-y à l’université Nangui Abrogoua d’Abobo (commune populaire) et vous verrez que le problème est très sérieux », témoigne l’étudiant Chris Ramos.

Pour trouver des solutions concrètes à leur plate-forme revendicative, la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’ivoire (FESCI) avait entamé une grève de 24 heures renouvelables le 28 mai 2018. Selon le premier responsable Assi Fulgence Assi, comme toujours les autorités ministérielles ont fait des promesses et pris des engagements (…), malheureusement, celles-ci (les Autorités) n’ont pas honoré leurs engagements pris. Pire 13 étudiants ont été arrêtés et écroués à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) suite à une marche de protestation. Ces derniers seront libérés le 2 juillet suite à une marche annoncé de la Fesci sur la Palais présidentiel du Plateau (commune des affaires).

Rappelons que sur douze cités universitaires à Abidjan, seulement quatre ont été réhabilitées.