Les primes empochées/ Bientôt le Sabary Day, Acte 3

Les primes empochées/ Bientôt le Sabary Day, Acte 3

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Le scénario est connu des Ivoiriens. Après avoir encaissé leurs primes de guerre obtenues sous la pression des armes, les 8400 soldats, avec l’aide des proches du pouvoir, improvisent une pseudo cérémonie de pardon au Président Ouattara. L’acte 3 est attendu de pied ferme par les Ivoiriens.

Une insulte à l’intelligence des Ivoiriens. Les cérémonies dites de pardon au Président Ouattara tenues la première fois à Bouaké suite au mécontentement général des populations le 22 juillet 2016 relativement à l’augmentation abusive des coûts des factures de l’électricité. En effet, après avoir annoncé le 24 mai 2015 à Odienné, l’augmentation des tarifs de l’électricité à partir du 1er juin 2015, Alassane Ouattara a promis, le 1er mai 2016, réduire ces coûts, fixés par l’Etat, face à la grogne sociale. De la poudre aux yeux. Pour détourner le soulèvement général de la population, des proches du pouvoir ont organisé cette opération de communication mal ficelée que les Ivoiriens ont tourné en dérision en l’appelant Sabary (Pardon en langue malinké) Day.

« Plus jamais ça ! Plus jamais ça ! Plus jamais ça ! Je vous en supplie ! Les événements de Bouaké ont touché le Président Ouattara au plus profond  de son âme, les événements de Bouaké lui ont fait mal. Les événements de Bouaké ont touché son cœur. », indiquait Hamed Bakayoko, ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, précédé par le maire Youssouf Nicolas  Djibo, le député Rdr Béma  Fofana et le président du conseil régional du Gbêkê, Jean Kouassi  Abonoua.

Mercredi 25 janvier dans l’ex-capitale de la rébellion, un autre Sabary Day voit le jour suite aux mutineries du début du mois pour des primes de guerre. « Nous en sommes entièrement coupables et responsables. », reconnait  le sergent Yacouba Diallo désigné comme porte-parole des mutins une fois les 5 millions Frs Cfa par élément empochés. Pour rappel, un second mouvement d’humeur suscité par les gendarmes et les gardes pénitenciers avait causé 4 morts auxquels s’ajoutent 2 autres morts en mai 2017. Aucune poursuite judiciaire n’est entamée pour trouble à l’ordre public ou atteinte à la sureté de l’Etat. Les Ivoiriens, coutumiers de cette mascarade, attendent donc de pied ferme l’acte 3 du Sabary Day.

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