Les cours encore perturbés dans les établissements scolaires de San-Pedro et Korhogo en Côte-d’Ivoire

Des élèves paralysent les cours dans plusieurs établissements scolaires de San-Pedro

Landry KOUASSI
Des élèves ont paralysé mardi les cours dans plusieurs établissements scolaires publics et privés de San-Pedro, une ville du Sud-ouest de la Côte d’Ivoire, pour protester contre la période des congés de Noël fixée du 22 au 03 janvier 2018 qu’ils jugent « trop courte », a constaté un journaliste de ALERTE INFO.

« Nous étions en classe et des élèves d’autres établissements sont venus nous faire sortir », a indiqué Junior Kouassi, élève en classe de troisième au collège la Ruche, expliquant que ces derniers « protestent contre la période des congés de Noel fixée du 22 décembre au 03 janvier 2018 » qu’ils jugent « trop courte ».

Dans plusieurs établissements dont le groupe scolaire Les Lutins, le collège La Ruche, les protestataires « ont jeté des pierres sur le toit des salles de classe » obligeant les élèves à sortir.

Lundi, plusieurs professeurs ont observé un temps de grève pour « protester contre la bastonnade, samedi, d’un des leurs par des éléments de la gendarmerie du port » de San-Pedro.

Une rencontre entre ces derniers et le préfet de la région a eu lieu lundi dans la soirée pour trouver une solution à cette crise.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

Les cours de nouveau perturbés dans les établissements scolaires de Korhogo

Pour protester contre leurs mauvaises conditions de travail, élèves et étudiants ont perturbé mardi les cours dans les établissements scolaires de Korhogo, quatrième ville du pays.

À coups de pierres et de gourdins, des élèves et étudiants ont délogé des enseignants et d’autres élèves des lycées et collèges de la ville, conduisant à l’arrêt des cours. Un véhicule de police a été endommagé par des jets de pierres.

Les protestataires, qui se réclamaient de la puissante Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), dénonçaient notamment le manque de tables et bancs au lycée Dominique Ouattara de la ville.

« Trop c’est trop »

« L’insuffisance de tables-bancs au lycée Dominique Ouattara a été signalée en début d’année scolaire auprès des autorités (…), mais mes élèves continuent de s’asseoir trois par tables-bancs (au lieu de deux, ndlr), d’autres s’assoient sur les murs aux entrées des classes et des fenêtres… Ce n’est pas normal », a dénoncé Amara Coulibaly, élève en classe de terminale.

« Trop c’est trop ! Nous manifestons en perturbant les cours et en chassant les élèves des autres établissements scolaires, car nous ne voulons plus continuer l’année scolaire dans ces conditions difficiles », a renchéri Tenena Soro, lui aussi en terminale.

Des incidents en octobre dernier

Une délégation a été reçue par le secrétaire général de la préfecture de Korhogo, Diandé Lorg Abou Bechir, qui a promis des bancs pour la semaine prochaine.

En octobre, des manifestants avaient déjà perturbé les cours et paralysé le principal axe routier du nord du pays, après la mise à sac de plusieurs établissements en raison d’un conflit foncier complexe.

Créée en 1990 à l’avènement du multipartisme, la Fesci, vue comme une milice par ses plus farouches détracteurs, a été accusée par le passé par des ONG nationales et internationales de violences à l’égard des opposants à l’ancien président Laurent Gbagbo, ainsi que de racket en milieu étudiant. Les responsables de la Fesci ont toujours démenti.

Par Jeune Afrique avec AFP

 

 

Source : Connection Ivoirienne

Connection Ivoirienne