L’économie de la Côte d’Ivoire en difficulté

La baisse du prix mondial du cacao et les revendications sociales ont fragilisé l’économie ivoirienne. Le budget de cette année a consécutivement été réduit de 9 %.

Après quatre jours de mutineries, les militaires ont finalement accepté ce mardi de regagner les casernes. Les ex-combattants avaient réclamé des reliquats de primes de12 millions de francs CFA pour chacun, des primes promises en janvier dernier par le gouvernement ivoirien. Outre les militaires ex-combattants, les démobilisés avaient la semaine dernière réclamé leur “part du gâteau “. Le calme est revenu à Abidjan et à Bouaké à l’issue d’une entente à huis-clos entre les mutins et le gouvernement ivoirien.

Les promesses retardées

La Côte d’Ivoire est durement touchée par l’effondrement des cours du cacao, vital pour son économie: ce secteur représente 15% du PIB, plus de 50% des recettes d’exportation et surtout les deux tiers des emplois directs et indirects et des revenus de la population, selon la Banque mondiale. De surcroit le gouvernement a réduit son budget de 9 % pour l’exercice 2017. Selon l’économiste ivoirien Ahouré Alban cette conjoncture défavorable a des conséquences sur l’économie du pays.

Les facteurs endogènes

Depuis 2012 le pays a connu un taux de croissance de 8 %. Mais selon le politologue ivoirien Ousmane Zina, la croissance économique n’a pourtant pas atteint les populations. Selon Monsieur Zina, il y a un malaise social des populations qui ne voient pas le taux de croissance avoir des répercussions sur leurs vies.

Le mois dernier, à l’occasion d’une visite des représentants du Fonds Monétaire International (FMI) en Afrique de l’Ouest, le gouvernement a sollicité le FMI pour obtenir un soutien financier supplémentaire. En décembre 2016, 658 millions de dollars lui avaient déjà été octroyés pour trois ans.

Source : Africatime Côte d’Ivoire

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