La CPI demande aux autorités ivoiriennes de lui « remettre » Simone Gbagbo

A peine sortie de prison, Mme Simone Gbagbo est menacée par la Cour pénale internationale qui demande aux autorités ivoiriennes de respecter les statuts de Rome « en exécutant le mandant d’arrêt » lancé contre l’ex-première Dame.

Après sa libération, Mme Simone Ehivet Gbagbo va-t-elle rejoindre son époux à la Cour pénale internationale (CPI), où est détenu son époux, Laurent Gbagbo? La question mérite d’être posée. Car au lendemain de la libération de l’ex-première Dame, la CPI, par la voix de son porte-parole, Fadi El Abdallah, a fait savoir que l’amnistie accordée aux prisonniers par Alassane Ouattara n’a pas d’impact sur les procédures devant la Cour. « Il faut séparer ce qui relève de la procédure nationale où l’amnistie peut être accordée et ce qui relève de la procédure devant la Cour pénale internationale, et là, toute amnistie qui pourrait avoir été accordée n’a pas d’impact sur les procédures devant la procédure de la CPI. », a-t-il dit sur les antennes de RFI.

Et le porte-parole de la CPI de demander aux autorités ivoiriennes de respecter les statuts de Rome. « Et la Cour s’attend à ce que le gouvernement de la Côte d’Ivoire s’acquitte de ses obligations en vertu des statuts de Rome en exécutant le mandat d’arrêt contre Mme Gbagbo, en la remettant à la CPI parce qu’il faut respecter les obligations en vertu du droit international. Parce que la justice pour les crimes qui ont été énumérés dans les statuts de Rome, c’est un élément important pour parvenir à une paix durable », a-t-il soutenu.

Fadi El Abdallah a insisté pour dire que la CPI attend de discuter avec nos autorités. « L’attente de la CPI, en ce moment-là, c’est vraiment de discuter avec les autorités ivoiriennes afin de remplir leurs obligations en vertu des statuts de Rome… »