Justice: Pourquoi le procès de Michel Gbagbo a été reporté au 12 janvier 2018

Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, n’a pu se présenter, ce vendredi 15 décembre 2017, devant le tribunal où il était attendu dans un autres procès sur la période post-crise électorale.

Michel Gbagbo, le fils de l’ancien chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, n’était pas à la barre ce vendredi 15 décembre 2017. Les raisons, le procès au tribunal de première instance d’Abidjan, destiné à situer les responsabilités des personnalités de l’ancien régime, pendant la crise post-électorale, a été ajournée au 12 janvier 2018.
Selon Apanews, le report du procès émane d’une requête de l’avocat du détenu, Me Rodrigue Dadjé, pour des «raisons de santé». Cette requête approuvée, le Tribunal a renvoyé le  procès au 12 janvier 2018.

Michel Gbagbo poursuivi depuis fin 2016 pour divulgation de fausses nouvelles, en même temps que Despas, Directeur du site d’informations en ligne koaci.com, pour les mêmes chefs d’accusations. Dans une interview accordée audit site (koaci.com) et publiée le 3 mai 2016, Michel Gbagbo, affirmait l’existence d’au moins ‘’250 prisonniers politiques encore détenus dans les prisons et 300 autres inculpés suite à la crise post-électorale de 2011’’.

Michel Gbagbo 48 ans, fils de l’ancien chef d’Etat, Laurent Gbagbo, est  enseignant de psychologie à la Faculté de Criminologie de l’Université de Cocody (Abidjan). Le 11 avril 2011, après dix jours de combats à Abidjan, Michel Gbagbo est arrêté au palais présidentiel d’Abidjan, en compagnie de son père, de l’épouse de ce dernier, Simone, de sa femme, ses enfants, des membres de la famille de son père et des proches, par les forces républicaines.
Ce franco-ivoirien a été envoyé ensuite à Bouna, ville située dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, à 600 km d’Abidjan, où il est retenu prisonnier, avec d’autres sympathisants de son père (Pascal Affi N’Guessan, Gnamien Yao, Bollou Bi Toto, Guy Roland Sinsin, Diabaté Bê, Serge Boguhé). Les équipes de l’Onuci à la suite d’une visite à la prison de Bouna, avaient qualifié d’inhumaines et de dégradantes les conditions de détentions de ces prisonniers politiques libérés plus tard.