Fpi/ Recevant une délégation d’Abidjan-sud, Affi donne les « vraies » raisons de la démission d’Agnès Monnet

La démission d’Agnès Monnet du poste de secrétaire général du Front populaire ivoirien (Fpi) est régulièrement sur les lèvres des militants. C’est à juste titre qu’une délégation du district d’Abidjan-sud (Fédérations de Marcory, Treichville, Port-Bouët 1,2,3 et Koumassi 1,2,3), avec à sa tête le vice-président Jacques Kacou, est venu s’enquérir de la situation tout en témoignant son soutien «ferme, inconditionnel et indéfectible», au président du parti, l’honorable Pascal Affi N’Guessan hier, mardi 2 avril 2019, au siège du Fpi sis à Abidjan-Cocody Les 2 Plateaux Vallon.

Selon une source au cœur de cette rencontre, le président du Fpi, dans son message, n’a pas hésité a donné «les vraies raisons de la démission de la maire d’Agou du poste de secrétaire générale du Fpi».

Pour M. Affi, nous a indiqué notre source, certains ont tenté d’imputer la démission de Mme Agnès Monnet aux propos tenus lors de la conférence de presse du samedi 23 mars dernier mais, la vérité est ailleurs. «Mme Agnès Monnet avait déjà pris sa décision de démissionner dès le vendredi 22 mars, lorsqu’elle a eu écho de l’échec de la rencontre et du retour du président Affi à Abidjan. En réalité, tout cela a été concocté par le couple Monnet pour pouvoir se retrouver», a révélé l’ancien Premier. Affi a enchaîné, nous a appris notre source, pour dire que depuis la crise au sein du parti, les deux (M. et Mme Monnet) étaient dans des camps opposés. Mme Agnès Monnet, avec lui, président Pascal Affi N’Guessan en tant que secrétaire générale et porte-parole du Fpi et M. Monnet Emmanuel dans le camp de la dissidence. «C’est une situation inconfortable que le mari a tenté par tous les moyens de corriger par des pressions diverses, mais Mme Agnès Monnet a résisté. Et cela a été possible à partir du moment où le mari n’était pas en Côte d’Ivoire», a expliqué M. Affi.

Selon les explications du président du Fpi, nous a encore précisé notre informateur, il se trouve que le mari d’Agnès Monnet (M. Monnet Emmanuel) a annoncé son retour qui est prévu pour le mois de juin 2019. Raison pour laquelle, il a convoqué sa femme afin de la mettre devant le choix. «Pour lui, il est inconcevable qu’ils reviennent vivre sous le même toit en n’étant pas dans le même camp. Mme Agnès Monnet doit donc choisir entre sa responsabilité politique dans le camp du président Affi ou son couple. La solution que les deux ont trouvé est de voir s’ils peuvent tenter une dernière fois de réunir les deux morceaux du parti pour que les deux époux soient ensembles», a encore développé l’hôte de la délégation d’Abidjan-sud précisant même que M. Ottro Laurent, ancien président du conseil d’administration de la Société ivoirienne de raffinage (Sir) et proche de Laurent Gbagbo a été actionné pour la réussite de la rencontre entre lui et le fondateur du Fpi à Bruxelles en Belgique. «L’objectif, outre la réunification du parti, c’était les retrouvailles du couple Monnet», a ajouté Affi N’Guessan, selon notre informateur. «C’est parce que le foyer de Mme Agnès Monnet était en jeu que, lorsque j’étais à Paris, elle a exercé toutes sortes de pressions pour que j’accepte de reconnaître le président Gbagbo comme le président du Fpi de manière à ce que la rencontre soit possible pour que leur objectif soit atteint», a insisté Affi.

Malheureusement, la rencontre entre Gbagbo et Affi n’a pas et eu lieu. Et, Agnès Monnet, par un courrier en date du lundi 25 mars 2019, a notifié sa démission à Affi N’Guessan*. Revenant sur les raisons qui ont fondé cette démission, Agnès Monnet avait expliqué qu’elle s’était engagée dans une initiative, en vue de l’unité au sein du parti. Malheureusement, pour elle, à l’analyse des différents communiqués qui ont été publiés après le séjour à Paris d’Affi N’Guessan, elle «n’a pu que faire le constat douloureux de l’échec de cette initiative sienne».

 Cyrille DJEDJED