Fonction Publique: Bientôt une plateforme de recueil des plaintes et dérives des usagers contre l’administration publique

Le ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du service public, Pascal Kouakou Abinan a précisé jeudi à Abidjan que l’Observatoire des services publics (l’OSEP), une plateforme de recensement et de suivi du traitement des plaintes relatives aux dérives des services publics sera opérationnelle dans les jours à venir.

 

Il a rassuré que le personnel a été recrutement de même que les bureaux ont été déjà localisés.

L’OSEP, créé en février 2017, vise également à faire des propositions de mesures visant l’amélioration de la qualité du service public.

Il a souligné qu’en plus de l’OSEP, la Commission nationale de modernisation de l’administration (CNMA), organe créé en 2016, placé sous l’autorité du Premier ministre et chargé d’orienter et d’impulser la politique nationale en matière de modernisation abat un travail remarquable.

Cet organe a-t-il rappelé, permet de promouvoir le professionnalisme dans la gestion des Ressources humaines, financières et matérielles de l’Etat, l’utilisation d’outils et d’approches modernes de gestion, la démarche qualité, le profilage et la codification des postes de travail au sein de l’administration, le développement de Système d’informations (SI).

Le ministre Abinan a également ajouté qu’il contribuera à la finalisation du grand projet de gouvernance électronique qui vise à améliorer les conditions de travail au sein de l’administration (intranet gouvernemental, eCabinet, eConseil, etc…) et des services fournis aux usagers (projet « e-démarches administratives », plateforme de services en ligne dont la phase pilote a été lancée le 28 septembre.

Ce processus  concerne 40 procédures se rapportant au ministère du Tourisme, de l’Agriculture, de la Santé et de l’Education. Cette plateforme est opérationnelle depuis le 28 septembre 2017 et la numérisation des archives de l’administration permettra de réduire les délais de délivrance des actes administratifs.

Le ministre a également insisté sur l’introduction des Technologie de l’information et la communication (TIC) qui permettra l’amélioration des conditions de travail, la célérité dans le traitement des dossiers et des requêtes des usagers (réduction de plus de 90% des délais de délivrance des actes), de simplifier la vie des agents et des citoyens (exemple : plus de déplacements dispendieux des usagers), la transparence, équité, imputabilité.