Face au RPP, Simone Gbagbo évoque 2020 et appelle au rassemblement pour faire reculer le «diable»

Simone Gbagbo a reçu jeudi soir en sa résidence privée de Cocody une délégation du Rassemblement Pour la Paix (RPP) avec à sa tête son président Ouattara Gnonzié, comme constaté sur place par KOACI seul media a assisté à la rencontre.

Dans son discours tenu dans son salon loin des regards indiscrets, l’ex première Dame a réitéré son appel au pardon à la réconciliation nationale tout en rappelant son séjour en prison.

« J’en avais besoin du Yako. Là où j’étais, j’étais très seule. J’étais privée de visite », a-t-elle indiqué avant de revenir sur la crise ivoirienne.

Selon la vice-présidente du Front Populaire Ivoirien (FPI), des nationaux ont été utilisés pour attaquer le pays.

« Le pays a été attaqué par tous ceux qu’on considéraient comme des frères. Personne n’est venu à notre secours (…). Après le bilan, on se rend compte qu’il faut que tous les ivoiriens se lèvent (…).Je peux dire que la crise a été une épreuve de conscientisation et de sensibilisation pour nous même », a-t-elle fait observer, avant de souligner. « Quand on se lève ce n’est pas pour attaquer. Il faut pardonner, c’est la seule solution. Sans ça on ne peut rien faire. »

Elle a dit compter sur le RPP pour expliquer cela aux ivoiriens, avant d’ajouter.

« Il faut accepter de pardonner pour sauver la Nation, sinon ce qu’on vivra, sera pire que ce qu’on a vécu. Il faut faire reculer le diable. Ce qu’on peut faire pour reculer le diable  c’est de lui donner l’amour. Quand vous lui tendez la main, le diable  prend la fuite. »

Simone Gbagbo appelle au rassemblement des partis politiques face à ce qu’elle qualifie de questions urgentes, notamment, les élections de 2020, la Commission Electorale Indépendante (CEI) , le découpage électoral , la liste électorale…

« Face à cela on fait quoi ?» a-t-elle interrogé et de poursuivre. « Ce n’est pas le moment de la singularisation. Dieu est prêt à nous aider, sinon il ne m’aurait pas ouvert la porte. Je vois une Côte d’Ivoire replie de gloire. Des ivoiriens quittent la Côte d’Ivoire pour aller impacter la gloire dans d’autres pays africains », et d’interroger le RPP, Où serez-vous ? Ouattara Gnonzié de répondre. « Madame, vous savez où nous sommes. J’entends les discours que vous faites. Il n’est pas clivant. Nous avons combattu ça au RPP. »

Donatien Kautcha, Abidjan