Ecarté du dialogue, Gnamien Konan assure qu’il n’est pas xénophobe

Dans une lettre adresse au Premier ministre en date du 22 janvier 2019 dont KOACI a eu copie, le mouvement politique L@ Nouvelle Côte d’Ivoire, présidée par le ministre Gnamien Konan, député de la nation dénonce sa non participation au dialogue  politique ouvert hier entre les partis politiques sur la réforme de la Commission électorale indépendante ( CEI ).

Le député élève une vive protestation contre l’exclusion de son mouvement politique et demande en conséquence son intégration aux discussions politiques en cours.

«L@ Nouvelle Côte d’Ivoire est légalement constituée et a acquis la capacité juridique depuis le 27 février 2018, conformément à la loi N°93-668 du 09 Août 1993 relative aux partis et groupements politiques. L@ Nouvelle Côte d’Ivoire participe régulièrement à l’animation de la vie politique par des propositions dont celles relatives à la réforme de la CEI et de la électorales. Deux propositions de loi du député Gnamien Konan, dans le sens, sont en souffrance sur le bureau de l’Assemblée nationale depuis le 5 juin 2018, » a rappelé, le ministre Gnamien Konan.

Par ailleurs face aux prises de positions du Président de L@ Nouvelle Côte d’Ivoire par rapport aux concours de la Fonction publique dont les résultats récompenses les candidats venus du nord du pays, il est traité de xénophobe.

Gnamien Konan précise dans une déclaration en notre possession qu’il ne sera jamais xénophobe  et qu’il est pour la justice car sa foi le pousse à croire profondément que tous les hommes, sans distinction de race, de religion ou de région, sont frères et sœurs d’un même père, Dieu Créateur. «Tout ce que je demande, compte tenu de l’immense potentiel de ce pays dont Dieu nous a fait grâce, c’est une formation de qualité pour tous les jeunes de Côte d’Ivoire et un emploi pour CHAQUE Ivoirien. Ce sont les seules raisons de mon engagement politique. Je ne veux ni or ni argent. Je ne veux ni bateau ni avion. J’ai horreur du sang, c’est pour cette raison que je n’ai pas pu devenir médecin. Je ne supporte pas la violence même au cinéma, » soutien l’ancien ministre.

Il rassure ses détracteurs qu’il ne sera jamais tribaliste car il a cinq enfants, quatre sont du Nord et un de l’Ouest.

Gnamien Konan leur rappelle qu’il est contre le rattrapage qui détruit l’unité des populations et qui est entrain de ruiner l’école ivoirienne.

Pour démontrer qu’il n’est pas xénophobe  encore moins tribaliste, le Président de L@ Nouvelle Côte d’Ivoire rafraîchit la mémoire des personnes qui veulent le salir.

«Quand j’étais DG des Douanes, j’ai choisi deux adjoints, un du Nord et un de l’Ouest. Je n’ai ni nommé ni recruté un ressortissant de Botro. On me le reproche à chaque élection locale. Quand j’étais ministre de la Fonction Publique, j’avais deux DG: l’inamovible Aka Koffi et Lokpo Ibrahim. Quand j’ai été nommé ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, j’ai choisi comme DG, Krezoi Emanuel qui est du centre et Katy Coulibaly qui est du nord. Quand je fus nommé ministre de l’Habitat et du Logement Social, en dehors de mon Dircab Kpangni Moro, que je prenais pour un descendant de Moro Naba quand je l’ai rencontré et que tout le monde connaît et de mon chef cab, Madame Ouattara, j’ai travaillé avec ceux que j’ai trouvé en place. Je dois dire que ma philosophie a toujours été de garder avec moi tous ceux que je trouve en place. La seule chose qui fait la différence, c’est le résultat. Mes parents me reprochent de ne pas les nommer. Mes militants de l’UPCI sont partis parce que je ne les ai pas suffisamment nommés, » a expliqué le fondateur de l’UPCI.

En définitive, il demande à ses détracteurs de ne pas le faire passer pour ce qu’il n’a jamais été et qu’il ne sera jamais.

«Ma seule véritable et unique passion, c’est la CÔTE D’IVOIRE. Notre but à tous que nous soyons du sud, du centre, du nord, de l’ouest, de l’Est devrait être la paix et le développement harmonieux de la Côte d’Ivoire, notre pays. C’est mon combat, »a-t-il conclu.

Wassimagnon