Drame hier au quartier « Sideci-Lem » : Un garçonnet de 3 ans, découvert tué dans un taxi-compteur

 

On croyait terminés, les crimes à la pelle et de tout genre, contre les enfants, qui avaient récemment terrifié les familles et choqué les Ivoiriens. Des crimes dont le plus emblématique, avait été celui du petit Bouba, garçonnet de 4 ans, enlevé et égorgé par un voisin de ses parents, au nom d’un révoltant rituel. Hélas, on vient d’en déplorer un autre. Celui-là, au quartier « Sideci-Lem », dans la commune populaire et cosmopolite de Yopougon.

A en croire des sources introduites, le mercredi 11 avril 2018, le petit garçon, âgé de trois ( 3) ans, vêtu d’un simple caleçon avec des rayures vertes, le torse nu, et répondant au nom de Ladji Karamoko, joue devant le domicile familial, au quartier « Sideci-Lem ». Mais alors qu’elle l’avait à l’œil jusque-là, la mère qui rentre à l’intérieur de la maison et qui en ressort, ne voit plus son petit Ladji. Nous sommes aux alentours de 11h.

Elle pense que son môme n’est pas loin. Et qu’il suffit juste de l’appeler, pour qu’il pointe le nez. Mais on le verra, les suppositions de la pauvre maman, s’avéreront non conformes à la réalité. Parce qu’elle aura beau hurler son nom, Ladji n’est point visible. Elle passe le message à tous les voisins. Mais ces derniers répondront que le gosse, contrairement aux habitudes, n’est pas chez eux.

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Là cette fois, la pauvre maman prend les choses très au sérieux. Elle alerte le père de l’enfant. Et tous, avec de bonnes volontés, cherchent le gamin. Mais c’est en vain et jusqu’à la nuit tombée, le petit garçon est recherché. Mais où Ladji peut-il être passé ? L’inquiétude prend de plus en plus de l’ampleur. Le souvenir de cette affaire du petit Bouba, est encore bien frais dans l’esprit des parents du gosse subitement porté disparu. Le commissariat de police du 16ème arrondissement est saisi de la disparition incompréhensible de l’enfant. Les pauvres parents du petit garçon veilleront à l’attendre, avec l’espoir qu’une bonne volonté l’a sans doute retrouvé et va le ramener à eux. Que nenni ! Le triste tableau demeure.

Et ce, jusqu’au lendemain jeudi 12 avril. Jeudi où hélas, la terrible vérité sera sue. En effet, il revient qu’aux alentours de 10h, deux jeunes gens du quartier, au fait de la disparition de l’enfant, déboulent au domicile des parents de ce dernier, en courant. Que se passe-t-il ? Ils expliquent qu’ils viennent de découvrir le môme. Mais… sans vie. Et cela, à bord d’un taxi-compteur garé sur un parking, en face l’Epp-Sicogi. C’est à quelques encablures seulement, du domicile familial du petit garçon. Les parents éplorés accourent sur place. Et bientôt, c’est quasiment tout le quartier qui s’amasse autour du taxi-compteur, renfermant le corps sans vie du petit Ladji. Un véhicule dont toutes les potières sont fermées, à part celle du coffre arrière. La macabre découverte donne lieu à un concert de lamentations et de pleurs.

La police immédiatement alertée, dépêche des agents sur les lieux, pour le constat d’usage. Lorsque les portières du taxi-compteur sont ouvertes, le corps présente des indices qui laissent croire que le gosse a été tué, avant d’être enfermé dans ce véhicule en stationnement. De fait, l’enfant porte des traces de violence. Notamment, des blessures au bras droit, au visage, au bras gauche. Le dos et la poitrine portent également, des marques d’une violence sauvage.

Après le constat d’usage, le corps du pauvre petit Ladji est enlevé par les services des pompes funèbres et transféré dans une morgue. Et cela, dans une ambiance électrique, entretenue par un sentiment de révolte partagé. Ça augure clairement, de ce que ces gens en colère, réservent à celui ou à ceux qui seraient coupables de cet acte inhumain?

Mais comment expliquer ce crime, sur la personne d’un innocent petit enfant ? Qui a pu commettre cette ignominie ? L’enquête ouverte par la police, s’emploie à trouver des éléments de réponses, à ces préoccupations. Pour l’heure, au quartier « Sideci-Lem », on pleure encore l’infortuné petit Ladji. Victime comme Bouba et bien d’autres gosses, de la bêtise humaine.

 

KIKIE Ahou Nazaire