Côte-d’Ivoire: «Le parti unifié, c’est un gros dossier… », affirme Maurice Kakou Guikahué

Côte-d’Ivoire: «Le parti unifié, c’est un gros dossier… », affirme Maurice Kakou Guikahué

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Côte d’Ivoire-Pr Maurice Kakou Guikahué, CSE du PDCI: «Le parti unifié, c’est un gros dossier… Ce que nous allons demander aux délégués dès la semaine prochaine»

Rentrée politique et 92e session, mardi 12 septembre, au secrétariat exécutif du Pdci-Rda à Cocody, après plus d’un mois de vacances. Suite à la réunion qui a vu la présence de plusieurs membres du Gouvernement, militants du Pdci, promus membres dudit secrétariat exécutif, Pr Maurice Kakou Guikahué a échangé avec la presse. Entretien.

Monsieur le ministre, quels sont les sujets qui ont été discutés à cette 92e session qui marque la fin des vacances et constitue la rentrée politique du Secrétariat exécutif?

C’était la rentrée politique du secrétariat exécutif. Premièrement, nous avons accueilli les nouveaux membres du secrétariat exécutif. Vous vous rappelez très bien que le 16 août dernier, le président Henri Konan Bédié avait élargi le secrétariat exécutif à tous les militants du Pdci, membres du Gouvernement. Donc, nous les avons accueillis, nous leur avons expliqué comment fonctionne le secrétariat exécutif, également, nous avons échangé autour du 3ème congrès du Rdr en donnant les informations, parce que nous y étions et surtout le dossier qui nous a le plus retenu, c’est la préparation des missions de restitution des activités de terrain. Parce que vous savez très bien que nous avions demandé aux délégués départementaux et communaux, après la restitution, de faire un travail pendant 3 mois. Donc, ce travail-là va maintenant être évalué. Nous avons fait un certain nombre de propositions. Vous savez, c’est le même principe, le président est déjà informé et il a donné son accord. La semaine prochaine, nous allons donc rencontrer les délégués pour échanger avec eux sur comment recueillir les différentes données et puis après, nous allons faire une mission. Parce qu’au lieu de faire venir tout le monde à Abidjan, on a subdivisé la Côte d’Ivoire en 6 zones. Donc, les délégués départementaux et communaux vont se retrouver zone par zone. Il y a la zone du sud qui a été éclatée en 2. Nous avons isolé le District d’Abidjan qui fera une restructuration à part et tous les autres délégués de la zone sud auront leur restitution. Donc, je peux l’avancer déjà car le secrétariat l’a validé. Le District d’Abidjan aura sa restitution à Abidjan. Les autres délégués de la zone sud hors Abidjan auront leur restitution à Dabou et la zone Ouest qu’on appelle communément la zone Zadi, aura sa restitution à Bouaflé, ensuite la zone montagneuse, au-delà de Sassandra, se retrouvera à Duekoué. Pour toute la zone nord, les délégués vont se retrouver à Boundiali. L’est se retrouvera à Abengourou et le centre, ce sera fait à Daoukro. Quand nous allons rencontrer les délégués la semaine prochaine, nous allons leur donner les formulaires et nous leur donnerons une période d’un mois pour aller remplir ce formulaire et après, nous allons partir sur le terrain pour faire l’évaluation. Après cette évaluation, les inspecteurs vont passer dans les délégations pour voir la réalité du terrain, pour voir si les fiches qu’on nous a remises correspondent vraiment à la réalité. En décembre, on aura tout bouclé.

Avez-vous abordé le sujet lié à l’anniversaire de l’Appel de Daoukro le 17 septembre et qu’avez-vous décidé?

Oui, mais nous avons abordé ce sujet en tant qu’information. Tout le monde y sera. Il y a un comité d’organisation qui est présidé par le vice-président Niamien N’goran, qui est très avancé, qui est à l’œuvre. Il n’y a aucun problème. Mais l’appel a été fait pour que tout le monde se rende à Daoukro. D’ailleurs, les retardataires n’auront plus de pagnes, car on nous fait dire que les pagnes sont finis.

Les ministres membres du secrétariat ont pour mission de renforcer le Pdci et le Rhdp, comment vont-ils s’y prendre? Quelles sont les missions spécifiques qui sont les leurs?

Vous avez écouté nos discours. Le Pdci est au Rhdp, donc, il n’y’a pas quelqu’un pour renforcer. Donc, on a donné mission à quelqu’un pour renforcer le Rhdp. Nous, on est Rhdp. Le président a mis le secrétariat en mission le 27 avril. Et je le leur ai rappelé, que le secrétariat actuel, c’est de faire la promotion et le succès d’un candidat militant actif du Pdci-Rda à l’élection de 2020. Celui qui ne s’inscrit pas dans cette démarche, il n’est plus au secrétariat. C’est ça qui est notre mission aujourd’hui, il n’y en a pas d’autre. Aujourd’hui, au secrétariat, on n’a pas beaucoup à faire, c’est de faire gagner un Pdci en 2020. Donc, tout ce qu’on fait, c’est pour faire gagner un Pdci. Mais, on l’a dit à une tribune importante et c’est moi qui ai dit le message du président. Nous avons dit que nous voulons poursuivre l’expérience des candidatures uniques en Rhdp. Donc, nous-là, on est déjà convaincus Rhdp. Donc, il n’y a pas quelqu’un qui est venu pour renforcer le Rhdp.

Jeune Afrique a publié dans l’une de ses dernières parutions que le Pdci est prêt à saisir la Cour suprême si jusqu’au 12 octobre, le ministre Billon n’est pas réintégré à son poste de président du Conseil régional du Hambol. Cela est-il vrai?

Vous lisez Jeune Afrique. Avez-vous lu également les discours du Pdci? J’ai fait une déclaration le 15 juillet à Paris. J’ai dit qu’en ce qui concerne le cas Billon, le Pdci regrette que la décision ait été prise sans un exposé de motifs convaincants. Tout en soutenant Billon, nous Pdci, la Côte d’Ivoire est un pays de droit, le dossier de Billon doit être réglé selon les textes en vigueur. Billon est un individu, il est président de conseil. Avant d’être Pdci, il est président de Conseil. Si son conseil juridique veut poursuivre l’affaire, ce n’est pas une affaire du Pdci. Nous, nous avons enlevé ça du domaine politique. Nous on dit qu’on soutient Billon, ça, on le soutient. Mais, on a dit qu’il faut que le dossier soit réglé dans le cadre de la loi. Et Billon, c’est depuis juillet qu’on l’a suspendu en conseil des ministres mais il a eu la notification de sa suspension le 23 août. Donc, quand n’y avait pas de notification de suspension, son conseil juridique avait les bras liés. Maintenant qu’ils ont donné la notification de suspension, c’est un président de conseil, il est entouré. Donc, ce n’est pas une affaire de Pdci. Le Jeune Afrique que j’ai lu indique que cela ne va-t-il pas créer une tension? Il n’y aura pas de tension. C’est du droit. Nous, nous sommes allés au congrès du Rdr. Il n’y a pas de palabres, on a dit qu’on allait en Rhdp, qu’on allait avoir un candidat unique et c’est tout. Donc, qu’ils ne nous emmènent pas de faux dossiers. C’est pas parce qu’on est Rhdp qu’on ne va plus faire de droit en Côte d’Ivoire.

A l’issue du congrès du Rdr, avez-vous un commentaire?

Il n’y a pas de commentaires, ce n’est pas mon congrès.

Mais vous disiez que vous attendiez les résolutions du congrès pour apporter un jugement?

Si vous avez suivi l’intervention du président, il a dit qu’il approuve le message de son ainé Henri Konan Bédié, lu par le ministre Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif du Pdci-Rda. Il l’a écrit dans son discours. Donc, nous, nous attendons quoi maintenant? Il nous a répondu, il est d’accord avec nous. Il a parlé de parti unifié d’ici la fin de l’année. Nous sommes dans un groupement politique et le président a rappelé, à juste titre, que notre alliance n’est pas une alliance qui se dit seulement dans la bouche. C’est quelque chose de solide. C’est régi par des textes, ça a été créé le 5 août 2015 et les textes ont été déposés au ministère de l’Intérieur. Donc, c’est quelque chose de solide, ce n’est pas de l’amusement. Parce que celui qui veut quitter dedans, il faut qu’il aille au ministère de l’Intérieur d’abord. Partant de là, nous devons consolider. C’est pour cela qu’il dit que nous devons poursuivre l’expérience de candidature unique en Rhdp. Et il a dit que comme c’est une plate forme de générosité et de partage, à un moment donné, il faudrait que les gens puissent s’effacer comme le Pdci s’est effacé en 2015. Le président Ouattara dit qu’il va dans ce sens mais lui ajoute qu’il veut que le groupement se transforme en parti unifié. C’est un objectif. Vous savez que si vous avez un objectif général, il y a des objectifs spécifiques, il y a des stratégies, il y a des activités pour aller vers cet objectif. Donc, c’est un chantier qu’il a ouvert. Il faut aller construire le parti unifié. C’est très bien parce qu’il a dit qu’un objectif général doit être quantifiable, mesurable et dans le temps. Donc, vraiment sa phrase remplit les conditions d’un objectif général : Je veux un parti unifié avant la fin de l’année. Voilà, c’est mesurable, c’est quantifiable. Mais c’est un objectif général, maintenant, on va décliner les objectifs spécifiques. Comment y aller, les étapes. Donc, c’est un gros dossier. On va s’y mettre et on espère que Dieu va nous aider à arriver à bout de cela.

Entretien réalisé par Sercom Pdci Rda

Source : Connection Ivoirienne

Connection Ivoirienne

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