Chaude journée à Adjamé-village, les habitants s’opposent au déguerpissement de leur village et annoncent une marche

La tension était vive dans le village Ebrié  d’Adjamé.

Ses habitants se sont mobilisés ce jeudi 6 septembre pour s’opposer au déguerpissement de leur village, comme constaté par KOACI.

Dans le projet de construction du 4e pont, Adjamé-village  fait partie des zones à raser.

Tôt ce jeudi matin, les chefs du village Ebrié ont sonné la mobilisation de leur population pour marquer leur opposition au projet de déguerpissement du village.

Des banderoles et des tee-shirts confectionnés pour porter leur message ont été déchirés par le groupement d’intervention mobile (GMI)

Des policiers dépêchés sur les lieux pour disperser la manifestation.

On a assisté pendant plusieurs minutes à une course-poursuite entre policiers et villageois.

Le village sera rasé pour la construction du 4eme pont. Les chefs du village et la population s’opposent à ce projet.

Pour les responsables de la chefferie d’Adjamé village, l’État dans sa logique jusqu’au-boutiste ne veut plus discuter avec la population.

« Nous vivons une situation qui est antisociale. On nous dit que le 4e pont va traverser le village. l’État nous a convié à une discussion. Pendant qu’on est en discusssion, les gens viennent marquer nos maisons dans le but de les détruire. Nous avons élaboré un mémorandum pour faire des propositions de déviation. Contre toute attente, l’État fait sorti une liste des zones impactées par le projet du 4e pont qui prend en compte la destruction d’une grande partie du village », a affirmé Lagonan Clément, notable

Les populations annoncent une marche  pacifique

« Nous allons nous faire entendre par une marche  pacifique. Parce que des gens ont la force de leur côté, ils font ce qu’ils veulent nous ne pouvons pas accepter cela. Ce matin à notre grande surprise, nos banderoles ont été déchirées par le GMI. Ils ont même gazé nos jeunes. Il faut que l’État accepte de discuter avec nous. Nous allons nous rassembler au sein du village et prendre les rues », a conclu le notable.