Célébration du 1er mai au palais présidentiel : Des syndicats projettent un mauvais coup contre l’Ugtci

Le collectif des syndicats du camp Salimata Doumbia tient inlassablement à l’organisation du congrès unitaire, devant mettre un terme à la crise qui secoue l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (Ugtci).

Ses membres sont revenus sur l’organisation de cette rencontre, le mercredi 11 avril 2018, au cours d’un point-presse, au siège du Sneppci, à Marcory. Pour cette énième sortie du camp Salimata Doumbia, c’est Mel Severin, secrétaire général du Synapecodi, qui a donné les dernières exigences de la candidate déclarée au poste de secrétaire général de l’Ugtci. Retenons des explications données par celui-ci, que les syndicats proches de la candidate mettront tout en œuvre pour empêcher la participation de l’Ugtci à la cérémonie du 1er mai, prévue au palais présidentiel, du Plateau.

Et ce, pour la simple raison que celui qui a été convoqué par le gouvernement ne fait plus l’unanimité au sein de la doyenne des centrales syndicales de Côte d’Ivoire. « Nous allons faire du grabuge, empêcher que les représentants désignés par le gouvernement ne puissent pas prendre part à cette cérémonie. Ce sera la première fois en Côte d’Ivoire que l’Ugtci ne participe pas à une fête du 1er mai », a indiqué le conférencier. En plus de cette action, a confié le secrétaire général du Synapecodi, ses camarades et lui s’opposeront à l’organisation du meeting de la Fête de travail dans l’enceinte de l’Ugtci. « Nous estimons que le congrès unitaire est le seul gage de stabilité et de quiétude de la centrale. Sans ce congrès, aucun syndicaliste ne peut se prévaloir de représenter l’Ugtci à une quelconque cérémonie », a signifié le conférencier.

Très en verve, Mel Severin a aussi dénoncé des ‘’manœuvres’’ en cours entre les deux anciens protagonistes à savoir : le secrétaire général de l’Ugtci, Joseph Ebagnerin et Adé Mensah. Pour le collectif des syndicats du camp Salimata Doumbia, la  » mascarade » qui est en train de se tramer ne passera pas. « Nous nous opposerons, par tous les moyens, à cette mascarade qui est en train de se mettre en place. Nous voulons un congrès unitaire ou rien », a martelé le porte-parole du collectif, avant de laisser entendre que le 6 avril, une convocation des unions régionales pour les associer à la participation de l’Ugtci à la fête du 1er a accouché d’une souris.

« Sur 9 unions régionales, seules 2 ont donné leur accord de principe. Les 7 autres ont refusé d’associer leur image à cette forfaiture », a expliqué Mel Séverin, tout en précisant que les responsables des unions auraient attiré leur attention sur un  »deal  » entre le camp Joseph Ebagnerin et Adé Mensah. Pour faire barrage à cet arrangement, a indiqué Mel Séverin, le collectif envisage de saisir le Bureau international du travail (Bit), considéré comme un observateur dans la résolution de la crise à l’Ugtci.

Elysée YAO