Bouaké, attaque de la base du CCDO, voici comment Traoré Amoudé a échappé à ses détracteurs

Les langues se délient quelques jours après l’attaque de la base du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO), sis au quartier Sokoura de Bouaké visant principalement le Lieutenant –commandant, Traoré Amoudé.

Selon les propos d’un policier détaché au CCDO de Bouaké sous le couvert de l’anonymat, le très contesté Traoré Amoudé  échappé  au déluge de feu des militaires remontés après lui, grâce à un petit moment de répit infligé à ceux-ci par une riposte appropriée.

« Les militaires avaient voulu mener leur opération dans la journée afin de le prendre au bureau. Mais de peur de faire des victimes au sein de la population, ils ont préféré la soirée pour le surprendre son équipe et lui au bureau.

Ainsi, à 19 heures, quand une première équipe est arrivée, elle a demandé aux éléments du CCDO en tenues de quitter les lieux pour éviter d’être victimes. Ce qui fut fait rapidement sauf un seul, qui est d’ailleurs gendarme qui se nomme MDL « X » qui n’a pas pu sortir avant l’ouverture du feu. C’est avec des kalaches que ces militaires ont commencé à tirer. Ils ont été surpris qu’Amoudé et son équipe ripostent avec des lances roquets.

Ils ont donc décidé de replier pour se renforcer et s’armer pour pouvoir les avoir. Un repli qui dure une trentaine de minutes. Et c’est pendant ce temps qu’Amoudé et son équipe ont profité pour se sauver par l’arrière du centre passant par les rails dans un gros trou laissant ses chaussures et porte-monnaie dans la cour ainsi que 4 véhicules de son cortège », a-t-il révélé.

Au lendemain de ces mouvements armés, des militaires avaient réclamé haut et fort le départ de ce lieutenant-commandant de la ville de Bouaké, sous prétexte qu’il serait une taupe et mènerait des actions de division en leur sein.

De son côté, le gouvernement a ouvert une enquête pour situer les responsabilités et a sécurisé la capitale du Gbêkê par le déploiement de blindés légers et le renforcement des troupes.

Casimir Boh, Abidjan