Arrimage du FCFA à l’Euro, Ouattara «Nous n’avons pas de raison de changer. Je trouve que c’est un arrangement qui nous convient»

L’arrimage à l’Euro est toujours source de débat entre chefs d’Etat dans la zone CEDEAO.
Le chef de l’Etat ivoirien a confié hier aux représentants et Directeurs des centres d’assistance technique du Fonds Monétaire International (FMI  ) à l’ouverture d’un séminaire qui se tient à Abidjan que ces collègues qui abordent ce sujet avec lui, il leur dit qu’il n’ont pas de chance, parce qu’il est ancien Gouverneur de la BCEAO.

«Évidemment, ceux qui m’interroge je leur dit qu’ils n’ont pas de chance parce que je suis ancien gouverneur de la BCEAO  et je trouve que cet arrimage est la meilleure chose qui devait arriver à nos pays, » a déclaré Ouattara.

Il a mentionné que, quand il voit le taux d’inflation au Zimbabwe ou dans d’autres pays, il se dit heureusement que son pays a le FCFA  et qu’il a cette discipline monétaire.
Par conséquent, le chef de l’Etat ivoirien considère que c’est un choix souverain des États qui utilisent le FCFA, peut être des pères fondateurs.
Alassane Ouattara a indiqué qu’il dit aux uns et aux autres, que s’ils considèrent que cela ne les convenait pas, les chefs d’État des huit pays lui ont confié la présidence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), il serait le premier à aller voir pour lui expliqué qu’ils ne sont pas d’accord.
«Je serais le à dire au Président Macron que cet arrangement ne nous convient pas et il comprendrait que nous nous voulions changer. Nous n’avons pas de raison de changer. Je trouve que c’est un arrangement qui nous convient. Et nous faisons des ajustements qui sont nécessaires au fur et à mesure. Ceci nous permet bien sur, de maintenir un taux d’inflation très bas, » a-t-il expliqué.
Selon lui, l’arrimage du FCFA  à l’Euro est une très bonne chose pour les populations, notamment les plus défavorisées.
Alassane Ouattara a par ailleurs révélé qu’avec le ciblage des familles les plus pauvres dans son pays, l’on dénombre 35 mille familles et elles vont passer d’ici à 2020 à 100 mille familles qui auront 36 mille FCFA  par trimestre.

Il a annoncé que son pays doit faire des choses spécifiques pour réduire le taux de pauvreté qui est passé à 40%.

Ouattara a affirmé que le taux de pauvreté est trop élevé en Côte d’Ivoire parce qu’il a un taux de très forte immigration.

«Je crois que c’est le seul pays sur le continent qui a un taux d’immigration de 25 %, » a-t-il déploré.

Il a révélé que le SMIG  est un facteur d’immigration en Côte d’Ivoire, puisque, celui qu’il applique est de 60 mille FCFA.
«Dans les pays voisins de l’Afrique de l’Ouest, le SMIG  est entre 20 mille et 30 mille. Nous avons beaucoup de ressortissants des pays voisins qui viennent en Côte d’Ivoire pour chercher un emploi. Beaucoup sont dans le secteur de services ou le secteur agricole et ce sont des gens très volontaires qui sont à la recherche d’un emploi et évidemment, ce sont des gens qui ont un degré de pauvreté plus accru même dans leur propre pays, » a-t-il conclu.

Wassimagnon