Affaire « dossier de l’ex-Première dame transmis à la Cpi » L’avocat de Simone Gbagbo explique tout

C’est un avocat qui s’est dit fort étonné quand nous l’avons eu, hier mercredi 7 novembre 2018, au téléphone, relativement, l’affaire Simone Gbagbo, dont le « dossier », selon le confrère Le Patriote, a été « transmis aux juges de la Cour pénale internationale (Cpi) ». « Je ne suis pas informé de cette information donnée par votre confrère. Je n’ai pas d’information sur ce dossier en question, que le bureau du procureur aurait transmis aux juges.

Objectivement, la Chambre préliminaire a rendu une décision pour dire qu’elle faisait une auto-saisine du dossier, pour voir s’il y avait des éléments nouveaux qui peuvent militer en faveur de l’annulation de la procédure. Donc, elle demande à la Côte d’Ivoire de leur faire un point de l’évolution de la procédure du dossier judiciaire de Mme Simone Gbagbo, depuis 2014. Donc, l’État de Côte d’Ivoire devrait transmettre à la Chambre préliminaire, un état de l’évolution de la procédure, depuis 2014 jusqu’à maintenant. Donc, ces éléments-là, l’État de Côte d’Ivoire doit les transmettre à la Chambre préliminaire qui doit les mettre à la disposition du Bureau du procureur, des avocats de la défense et des avocats des victimes. Et, chacune des parties va faire ses observations. Ces observations vont tendre, soit pour dire que ces éléments ne sont pas pertinents pour que la Chambre annule la procédure (ça c’est les bureaux du procureur et des avocats des victimes qui plaident ainsi), soit les avocats de l’État de Côte d’Ivoire, les avocats de Mme Simone Gbagbo vont dire que Mme Simone Gbagbo a été déjà largement jugée, il y a lieu d’annuler la procédure. Puisque c’est une procédure complémentaire… A partir du moment où elle a été jugée en Côte d’Ivoire, qu’elle a fait l’objet d’une procédure judiciaire, il n’y a pas lieu de la juger de nouveau. Naturellement, la procureure doit prendre des écritures relativement à cette procédure. Tout comme nous, également », a expliqué Me Dadjé Rodrigue. « Mais, pour l’instant, je n’ai pas d’éléments de preuves. Mais, moi avocat de la défense, je n’ai encore rien reçu à ce sujet. Si Madame le procureur doit transmettre des éléments aux juges, forcement, tôt ou tard, on aura des informations. Ça ne va pas rester secret aux yeux des avocats de la défense. Ce qui est sûr, tôt ou tard, nous aurons les informations, pour qu’on puisse faire nos observations. Mais, pour le moment, nous n’en avons pas », a soutenu l’avocat de Simone Gbagbo.

 

Armand B. DEPEYLA