A son arrivée à Abidjan, Murielle Ahouré livre les secrets de son sacre

De retour au pays, après son sacre au mondial d’Athlétisme (indoor) à Birmingham, Murielle Ahouré, médaillée d’or sur 60 m en 6’’97s, a assuré que cette brillante performance était le fruit d’un travail bien préparé.

 Comme le dit l’adage ‘’ qui veut voyager loin ménage sa monture’’, la sprinteuse ivoirienne, médaillée d’or au récent mondiaux d’athlétisme en salle l’a très bien comprise.

A son arrivé au pavillon d’honneur de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, ce mardi 13 mars 2018, Murielle Ahouré est revenue sur les recettes qui lui ont permis de réaliser cet excellent résultat. « Cette victoire ne m’a pas du tout surprise, parce que je savais que j’allais gagner. Aux entrainements déjà, je réalisais de très belles performances et de très beaux temps. Cette année, en tous cas, je me suis beaucoup réservée, Je n’ai pas fait beaucoup de meetings, comme cela a été le cas les années précédentes, où je parcourais le monde. Cette décision, nous l’avons prise ensemble avec mon entraineur qui m’a dit : ”tu as déjà perdu deux médailles d’or (…) et il te faut absolument cette médaille”. Et nous sommes convenus que je me réserve afin de mieux me préparer. Alors je suis restée à Houston m’entrainer avec mon entraineur Allan Power. J’étais vraiment sûr de gagner », a-t-elle confié.

Poursuivant, la sprinteuse ivoirienne a révélé qu’il était très important pour elle de revenir au bercail présenter cette ‘’médaille d’or’’ à toute la nation ivoirienne, au chef de l’Etat Alassane Ouattara, à sa mère, à l’Ambassadeur Mamadou Diané ainsi qu’a tout ceux qui l’ont soutenue et crue en elle. « Cette médaille c’est pour la jeunesse, c’est pour lui montrer que je reviens de très loin. J’ai fait déjà 4 médailles d’argent et il me fallait absolument cette médaille d’or. Après tout ce que j’ai vécue, je me suis remise au travail et avec le soutien de toute mon équipe, ma mère, monsieur Diané, la présidence, le Chef de l’Etat, la prière, j’ai pugagner», a-t-elle ajouté. La championne du monde des 60 m salle au récent champion du monde assure s’être remise du périple qu’elle avait connu après « le décès de son père » et « une blessure au genou », qui lui ont pris environ 2 ans pour se remettre.

Aujourd’hui, la sprinteuse ivoirienne assure avoir repris son souffle. Mieux elle se dit prête à relever les défis des 100 et 200 m. « On prépare actuellement les 100 et les 200m que je n’ai pas pu faire depuis près de 2 ans à cause de la blessure à mon genoux, et maintenant que j’ai repris la force dans mes jambes et repris mon souffle, je pense que je suis prête pour les 100 et 200m », a-t-elle prévenu.

Jean Kelly Kouassi (Stg)