A Divo, un responsable d’étudiants enlevé par des hommes armés et encagoulés, ses proches sans nouvelles

Enlevé par des hommes armés  et encagoulés à Divo, ses proches  sont sans nouvelles  de lui depuis samedi dernier.

L’information a été rapportée à KOACI ce lundi 11 février 2019 par des proches  d’Aristide Ozoukou, premier responsable  de la Coordination des Élèves et Étudiants de Côte d’Ivoire (COEECI).

De quoi est-il accusé ? Difficile d’avoir plus de détails sur la question selon l’un des membres de la famille d’Aristide Ozoukou joint.

Selon les informations rapportées, le premier responsable  de la Coeeci, était en déplacement le samedi dernier à Divo  sur invitation des élèves de la localité. C’est à ce lieu qu’il a été enlevé par une fourgonnette avec à son bord des individus armés et encagoulé qui l’ont fauché et l’on ensuite jeté dans la fourgonnette.

« Il était en déplacement à Divo  sur invitation des élèves de la localité. Après une réunion avec ses camarades, il s’est rendu avec sa femme au grand marché de Divo  pour acheter de quoi à manger puisque sa femme devrait continuer à Lakota à 32 kilomètres de Divo. C’est en moment s’est garé une fourgonnette de laquelle sont sortis des personnes encagoulés  et armés qui l’ont fauché et l’ont jeté dans fourgonnette avant de lui fermer la tête. Nous avons parcouru les commissariats de Divo  et Lakota, il n’y est pas. Nous avons élargi les recherches à la DST à Abidjan, la Préfecture de police et l’état-major, aucune trace de lui », révèle à KOACI, Ernest Boga Ozoukou, l’un des frères du responsable  de la Coeeci.

Si pour l’instant les raisons de l’enlèvement du premier responsable de la Coeeci restent indéterminées, il n’en demeure moins que KOACI révélait en janvier derniers les enlèvements musclés de Doumbia, président du Mouvement de soutien EG72 (Espoir de la Génération 72, pro-Soro, Ndlr) par 3 hommes dans un 4*4 noir à Angré et de Hanon Koné dans les quasi mêmes circonstances à Daloa. Des sources sécuritaires non ivoiriennes suspectent la mise en place d’escadrons de basse besogne quand d’autres suspectent des « montages ».

Jean Chrésus